Bienvenue dans cet échange entre Olivia Leclabart, fondatrice des rencontres de la pré/ménopause et Pamela Manasievski, fondatrice de rhodista.
“Beaucoup de femmes nous écrivent que leur peau a changé presque du jour au lendemain, plus sèche, plus fine, l’ovale qui se relâche, le teint qui devient terne. Qu’est-ce qui se passe à ce moment-là, et pourquoi c’est si rapide ?”
“Parce qu’en réalité, les changements hormonaux ont souvent commencé bien avant qu’on les remarque vraiment.
Et puis, à un moment, le corps compense moins bien. Beaucoup de femmes arrivent en périménopause après des années de stress, de fatigue, de surcharge mentale, parfois de sommeil insuffisant… Donc quand les hormones commencent à fluctuer, tout devient plus visible.
La peau est souvent l’un des premiers endroits où ça se voit :
- moins d’éclat,
- plus de sécheresse,
- perte de fermeté,
- teint plus fatigué,
- peau plus réactive.
Et ce que beaucoup de femmes ressentent surtout, c’est : ‘Je ne reconnais plus ma peau.’
Je pense qu’on a longtemps présenté le vieillissement comme quelque chose de purement esthétique, alors qu’en réalité il y a tout un contexte hormonal, inflammatoire et métabolique derrière.”
“Concrètement, quand les œstrogènes chutent, qu’est-ce qui se passe dans la peau ? Le collagène, l’élastine, le sébum, on perd quoi exactement ?”
“Les œstrogènes jouent un rôle énorme dans la qualité de la peau.
Quand ils diminuent progressivement en périménopause et ménopause, la peau produit généralement moins de collagène, moins d’élastine et moins de sébum.
Donc concrètement :
- la peau devient souvent plus fine,
- moins rebondie,
- moins souple,
- plus sèche,
- et parfois plus fragile ou plus sensible.
Il y a aussi une récupération qui peut être plus lente et une inflammation qui devient parfois plus présente.
Et ce qui est intéressant, c’est qu’on parle beaucoup des rides, mais les femmes parlent souvent surtout de confort : elles sentent que leur peau tiraille davantage, marque plus vite, récupère moins bien.”
“Et l’acné qui revient à 45-50 ans, alors qu’on pensait en avoir fini à 20 ans : c’est quoi le mécanisme ?”
“C’est une question qu’on entend énormément.
En périménopause, il y a de grandes fluctuations hormonales. Les œstrogènes diminuent progressivement, et parfois certaines hormones androgènes prennent proportionnellement plus de place.
Cela peut influencer :
- la production de sébum,
- l’inflammation,
- la sensibilité de la peau.
Et quand on ajoute à ça :
- le stress,
- les variations glycémiques,
- le manque de sommeil,
- l’inflammation chronique de bas grade,
on peut voir apparaître une acné dite hormonale plus tardive.
Et psychologiquement, ça peut être très difficile parce que beaucoup de femmes ont l’impression de cumuler à la fois les signes du vieillissement ET les imperfections.”
“D’ailleurs, la sécheresse, elle est partout, les yeux, les muqueuses… c’est lié ?”
“Oui, complètement.
Les hormones, notamment les œstrogènes, jouent aussi un rôle dans l’hydratation globale du corps et des tissus.
Donc beaucoup de femmes remarquent :
- les yeux plus secs,
- la peau plus sèche,
- les muqueuses plus sensibles,
- parfois une sensation d’inconfort général qu’elles n’avaient pas avant.
Et encore une fois, ce n’est pas ‘dans leur tête’. C’est physiologique.
C’est aussi pour ça que je pense qu’il faut avoir une approche beaucoup plus globale : alimentation, hydratation, sommeil, gestion du stress, activité physique, récupération… parce qu’on ne parle pas uniquement d’un problème de crème hydratante.”
“Il existe du collagène en poudre, en gélules, en shots. Toi tu as choisi le bouillon. Pourquoi cette forme-là ?”
“Parce que je voulais revenir à quelque chose de profondément nourrissant et cohérent avec le fonctionnement du corps.
Je n’avais pas envie de créer uniquement un ‘produit beauté’. Je voulais un véritable aliment fonctionnel.
Le bouillon d’os apporte naturellement du collagène, mais aussi d’autres éléments très intéressants comme des acides aminés, notamment la glycine, des protéines et des minéraux biodisponibles.
Et surtout, il s’intègre dans un vrai rituel du quotidien.
Je pense qu’en préménopause et ménopause, beaucoup de femmes ont besoin de revenir à quelque chose de plus simple, plus apaisant, plus nourrissant. Pas juste ajouter un supplément de plus dans leur routine.”
“Quand on boit un bouillon comme celui-ci, qu’est-ce qui arrive vraiment jusqu’à la peau ? Comment ça agit sur le derme ?”
“Alors évidemment, il ne faut pas imaginer qu’on boit un bol et que le collagène va directement dans les rides.
Le corps digère d’abord les protéines et les acides aminés, puis il utilise ces nutriments là où il en a besoin : muscles, tissus, récupération, peau…
Le derme, qui est la couche profonde de la peau, a besoin de protéines, d’acides aminés, de minéraux et d’un terrain le moins inflammatoire possible pour bien fonctionner.
Donc l’idée, ce n’est pas une action magique ou instantanée.
C’est plutôt :
- soutenir le terrain,
- nourrir le corps,
- apporter des briques nutritionnelles intéressantes,
- soutenir la récupération,
- et limiter certains facteurs inflammatoires qui accélèrent le vieillissement cutané.
Et honnêtement, je pense que la peau aime surtout la régularité : sommeil, alimentation, gestion du stress, protéines, mouvement… Tout est connecté.”
“Si tu devais nommer 2 ou 3 nutriments vraiment non-négociables pour une femme de 50 ans, ce serait lesquels ?”
“Je dirais d’abord les protéines.
Je pense que c’est probablement l’un des nutriments les plus sous-estimés chez les femmes après 40-50 ans.
Les protéines sont essentielles pour :
- la masse musculaire,
- la peau,
- les hormones,
- la récupération,
- l’énergie,
- et le vieillissement en bonne santé.
Ensuite, les bons gras.
On a longtemps eu peur du gras, alors qu’il est fondamental pour :
- les hormones,
- le cerveau,
- les membranes cellulaires,
- et l’hydratation de la peau.
Et enfin, les minéraux, notamment le magnésium, le zinc, le potassium.
Beaucoup de femmes sont stressées, fatiguées, inflammées, parfois déminéralisées… et ça impacte aussi énormément la peau et l’énergie.
Mais au-delà d’un nutriment précis, je dirais surtout : arrêter de sous-nourrir son corps.
Je vois énormément de femmes qui ont passé des années à contrôler, restreindre, faire attention… alors qu’à partir d’un certain âge, le corps demande surtout à être soutenu et nourri correctement.”
“Est-ce que le renforcement musculaire peut aider au niveau de la peau du corps ?”
“Oui, sincèrement, je pense que le renforcement musculaire est extrêmement important, y compris pour la peau du corps.
On parle souvent uniquement de cosmétiques ou de collagène, mais le muscle joue un rôle énorme dans la manière dont le corps vieillit.
Avec l’âge et particulièrement en périménopause et ménopause on perd progressivement de la masse musculaire si on ne la stimule pas. Et cette perte peut influencer :
- la tonicité générale,
- la posture,
- le maintien des tissus,
- la circulation,
- et même l’aspect de la peau.
Le muscle agit un peu comme une structure de soutien.
Quand on bouge, qu’on stimule les muscles, on améliore aussi :
- la circulation sanguine,
- l’oxygénation des tissus,
- la sensibilité à l’insuline,
- la gestion du stress,
- et certains marqueurs inflammatoires.
Et tout cela peut avoir un impact positif sur la qualité globale de la peau et sur la manière dont on se sent dans son corps.
Je pense aussi qu’on devrait davantage parler du muscle comme d’un organe de longévité chez la femme.
Pendant longtemps, beaucoup de femmes ont surtout cherché à être minces. Aujourd’hui, je pense qu’après 40 ans, l’objectif devrait davantage être d’être forte, stable, tonique et bien nourrie.”